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23 août 2004

L'histoire en quelques faits



En exergue : le faux, spécialité aéronautique française, avec les fausses licences (!)


J'étais pilote de Boeing 747 à Air France. Après l'accident d'un Airbus A 320 de cette compagnie à Habsheim, en Alsace, le 26 juin 1988, j'ai créé un syndicat qui a pris position sur cet accident, remettant en cause la version officielle (presse). J'avais 38 ans.

On m'a déclaré fou. J'ai été suspendu de vol. L'administration m'a retiré ma licence de pilote. J'ai été viré d'Air France sans indemnités, alors que tous les psychiatres consultés, même ceux qui m'avaient été imposés, ont constaté l'absence de troubles. Parmi eux, trois professeurs de renommée internationale (Brion, Allilaire, Loo). Les attestations sont sans appel.

J'ai ensuite été victime d'un rare acharnement de la part des institutions. L'accident d'un autre A 320, toujours en Alsace, au Mont Sainte-Odile, le 20 janvier 1992, a vu la répétition du scénario de Habsheim : le mensonge d'Etat... que j'ai également dénoncé.

[Update mai 2008 : pour cette première période, on trouve ici des articles de presse et, surtout, des vidéos d'émissions TV]

J'ai publié un livre en septembre 1994, qui raconte tout cela. Simple et limpide. Peut-être un peu trop à rebrousse-poil. Mais tout était authentique. Et tout reposait sur des documents clairement identifiés, dont certains étaient reproduits en annexe. Mais ce n'était pas toute la vérité. Toute la vérité, ç'aurait été trop gros !

Après cette publication j'ai adopté un profil bas, me contentant de me défendre des agressions à mon encontre (lourde campagne de discrédit, actions judiciaires... et même une agression physique). La bonne politique était de subir les attaques pour mieux démontrer les faits par la suite.

Après la parution du livre, divers événements ont confirmé le bien-fondé de mes prises de position.

En 1992, bien avant la parution du bouquin, j'avais accusé dans la presse alsacienne le ministre Mermaz d'être intervenu personnellement dans les manipulations frauduleuses des enregistreurs de vol de l'Airbus de Habsheim. Mermaz, à titre personnel, m'a fait un procès. C'est un autre ministre, Vauzelles, Garde des Sceaux, qui a saisi le parquet et demandé des poursuites. Mermaz a perdu en première instance. Il a fait appel. Dans mon livre je reviens sur le procès en cours en maintenant mes accusations contre le ministre, et même en les développant et en les renforçant. L'affaire arrive en appel au moment de la parution du livre. Et Mermaz capitule. Il se désiste (presse et arrêt de la Cour d'appel de Colmar). L'Agence France-presse (AFP) a passé sous silence l'issue du procès Mermaz et la sortie du bouquin, qui pourtant a fait plier un ministre. Par la suite, malgré les deux procès engagés contre ce livre sur plaintes signées de ministres, l'AFP passera toujours sous silence son existence. Quant à Mermaz, après son désistement, il a continué à se faire petit. Une vraie carpette (échange de lettres avec Mermaz).

Et Mermaz ne fut pas le seul. Un autre procès, visant cette fois mon livre, s'est terminé par une capitulation de l'administration. J'avais pourtant cité les noms des faussaires dans le livre, précisant le rôle de chacun. Tout ce beau monde a fini par s'écraser (presse). Tout cela malgré les handicaps de la défense dans les procès en diffamation et malgré ma situation (chômage, pas de moyens financiers, isolement, absence d'avocat, campagne acharnée de dénigrement...). Mes dossiers sont vraiment en béton. Simples, limpides et compréhensibles par tous. Des murs contre lesquels même la France socialiste du haut se casse la tête !

L'Institut de police scientifique et de criminologie de Lausanne (IPSC), une institution reconnue internationalement, a confirmé que j'avais raison depuis le début. Il y a bien eu trafic de faux enregistreurs de vol (presse).

S'agissant de l'accident de l'Airbus A 320 du Mont Sainte-Odile, l'évolution du dossier me donnait également raison. Peu après l'accident, j'avais indiqué (VSD, France 3) que les enquêteurs mentaient en mettant l'avion hors de cause et j'ai donné toutes les explications techniques sur les véritables raisons du crash. J'ai informé des familles de victimes (presse). J'ai repris ces analyses dans mon livre (chapitre 7 et aussi page 104 et pages 107 à 111). Les expertises ultérieures ont validé mes analyses (documents sur l'évolution des expertises - NB : certaines pièces sont assez récentes mais j'avais déjà, antérieurement, des informations sur les travaux d'expertise).

On peut aussi ajouter l'histoire des fausses licences de pilote de ligne. C'est gros. A deux reprises l'administration a remis une fausse licence à Asseline, aux commandes de l'Airbus accidenté à Habsheim. Les fac-similés de ces licences ont été publiés, avec les signatures et les noms des faussaires (presse). C'est énorme. J'ai transmis cela, avec quelques commentaires, au juge Guichard, chargé des deux enquêtes sur les deux accidents, toujours en cours à ce moment, ainsi qu'au parquet de Colmar, au parquet de Paris et en plus haut lieu. Silence général. Les faussaires sont bien protégés. Et c'est même moi qu'on enfermera ensuite pour les protéger !

Malgré ces faits, et d'autres, qui ont confirmé la validité de mes analyses, j'ai par la suite été victime de méthodes incroyables.

J'ai été enfermé six mois à la prison de Fresnes, puis deux mois en unité psychiatrique pour malades difficiles (presse). Les conditions de vie dans un tel centre psychiatrique relèvent de la torture (je n'exagère pas ; il est difficile d'imaginer ce qu'on y endure ; il y avait à l'époque trois unités en France, cinq cents places au total, on aura compris l'enfer que cela représente).

J'ai été emprisonné cinq mois en Alsace sous le coup d'accusations mensongères (presse). Le parquet a finalement abandonné les poursuites malgré mes demandes visant à être jugé en appel. Il a capitulé, laissant volontairement passer le délai de prescription de trois ans (lettres de relance).

En seize ans, j'ai subi des dizaines d'expertises psychiatriques. Elles ont toutes constaté l'absence de trouble. Seule exception, l'expert Bricout, bien connu et souvent dénoncé pour ses expertises "soviétiques" (selon lui, j'aurais été paranoïaque incurable, etc.). Certains experts ont même souligné mon équilibre psychique face aux agressions subies.

Mais, en dépit de ces expertises, le pouvoir socialiste s'est acharné. Il a la rancune tenace. J'ai été à nouveau enfermé chez les fous (presse). Je me suis évadé et j'ai été activement recherché (courriel de Maître Lefebvre, avocat à Strasbourg, et communiqué à l'AFP).

En 2003, j'ai subi un nouvel emprisonnement d'un mois à Fresnes (ordonnance de mise en détention). Ceci m'a achevé. Je me suis retrouvé à la rue et je suis clochard depuis début octobre 2003.

Maître Carbon de Seze... [Update. Pour des motifs trop longs à exposer, mais qui peuvent être demandés à l'intéressé, ce qui concerne Carbon de Seze a été remplacé par des documents figurant dans un fichier au format PDF (20 pages - 836 Ko) : Chhtt... ne dites rien au Front national !].

[Je reviens à l'exposé des événements de 2003] Le bâtonnier et le conseil de l'ordre des avocats m'opposent un silence obstiné. J'ai demandé au président du Conseil national des barreaux, au président de la Conférence des bâtonniers, à la Confédération nationale des avocats, au Syndicat des avocats de France et à l'Union des jeunes avocats d'intervenir afin qu'on me réponde en soulignant que la réputation de la corporation était en cause. Rien n'y a fait.

La conclusion de tout cela est simple : à 54 ans, couvert de dettes (80 000 euros pour les seuls organismes publics ou assimilés), mon seul avenir, c'est clochard à vie !

Paris, le 23 août 2004.


Addenda :

Addenda des 16 juin et 15 et 16 décembre 2005 relatifs aux quatre derniers paragraphes : regroupement des nouveaux documents et de la suite de la procédure dans un dossier complet ici.

Addendum du 28 février 2006 : la justice refuse de me répondre sur ma situation, mais elle multiplie les attaques.

Addendum du 10 novembre 2006 : lettre d'un créancier (octobre 2006) qui permet de bien mesurer ma situation.

30 septembre 2013 : la messe est dite. N'oubliez pas...



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